25 octobre 2009

Regroupement d'écoles en milieu rural

En parcourant la campagne à vélo, j'ai vu que, dans un bourg situé à une quinzaine de kilomètres de chez moi, se construisait un pôle scolaire au beau milieu de la campagne.
Construction moderne et certainement fonctionnelle, le pôle accueillera les enfants des villages environnants qui en contrepartie fermeront leur école. Gageons que les conditions d'enseignement s'en trouveront améliorées avec une meilleure répartition des effectifs et une globalisation des moyens.
Je m'interroge cependant sur la situation choisie pour la construction qui obligera TOUS les enfants à se déplacer soit en bus, soit en voiture. Le bourg en question dispose actuellement d'une école située dans des bâtiments, certes vétustes, mais d'un cachet incontestable sis dans le centre historique. Ecole spacieuse, construite à la fin du 19ème siècle avant le déclin démographique des campagnes et capable d'accueillir huit classes même si actuellement trois sont seulement en service. Une rénovation complète de l'intérieur du bâtiment aurait permis de le mettre aux normes actuelles d'hygiène et de sécurité en préservant son caractère de monument utilitaire et en évitant sa lente dégradation programmée.
Pourquoi ce choix n'a-t-il pas été retenu ? Je devine que les communes partenaires dans l'opération de regroupement pédagogique ont refusé de rénover des locaux situés en dehors de leur territoire et refuseraient d'en assurer par la suite l'entretien. Les parents ont peut-être argué du fait qu'il n'y avait pas de raison que seuls leurs enfants eussent été obligés de prendre le bus ! Alors, pour qu'il n'y ait pas de jaloux, on est tombé d'accord sur une zone neutre.
Je vous laisse en tirer les conclusions.
On parle d'intercommunalité. J'espère qu'on ne sera pas obligé de construire les nouvelles mairies au milieu des champs !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Enfant j'ai eu une scolarité en dégroupage scolaire par bus ; du CP au CM2 chaque année dans un village différent du canton. Chaque village avait son prof et son niveau. J'en ai des souvenirs merveilleux. Bien-sûr aujourd'hui il faut des moyens, les profs n'aiment pas être seuls, il faut entretenir le moins possible avec le plus de normes possibles. Mais on bougaient, on voyagaint, chaque année c'était un nouveau monde, une nouvelle cour de récré, une nouvelle salle de classe, des nouveaux souvenirs à conserver.
SUis-je le seul à dire que c'était mieux ainsi ?